Rencontre avec Olivia Bertrand et Paul de Latour, fondateurs de Laines Paysannes.

Que cultivez-vous ?

Des moutons et de la laine.

Combien de moutons dans le troupeau et combien de personnes dans l’équipe ?

On travaille avec une dizaine d’éleveurs, ça représente environ 5 000 moutons et dans l’équipe, nous sommes six.

Décrivez-nous toutes les étapes de la laine à nous.

Pour passer du mouton au pull, on va commencer par faire la tonte et le tri de la laine pour sélectionner les plus belles qualités de fibres. Ensuite, on va emmener cette laine dans un centre de lavage. Puis dans une filature pour faire le fil et ensuite on va passer par le tricotage pour mettre en forme le pull.

Une différence entre le tissage en Amérique Centrale et le tissage en France ?

Une question de tradition. En Amérique Centrale, on va être plutôt sur une échelle domestique avec des petits métiers à tisser qu’on appelle des « métiers à tisser de ceinture ». Alors qu’en France, on va être sur une approche plus productive et professionnelle même pour le tissage artisanal sur des métiers à tisser qu’on appelle « à bras ». 

Le savoir-faire artisanal est-il incompatible avec le savoir-faire industriel ?

Et bien non ! Le savoir-faire artisanal est complémentaire au savoir-faire industriel. Et d’ailleurs nous travaillons avec beaucoup d’entreprises qui font partie de l’industrie lainière. Toutes les étapes de la transformation de la laine sont réalisées par des process industriels. Sachant que l’enjeu c’est vraiment, en fonction de l’échelle d’un projet, de pouvoir s’adresser soit à des structures artisanales, soit à des structures industrielles. L’idée étant que ce soit des volumes qui sont adaptés à chaque unité de transformation.

Que s'est-il passé dans la nuit du 8 avril 2020 ?

Dans la nuit du 8 avril, on a appris l’incendie de notre filature. Ça a été un gros choc ! Toute la matière première de Laines Paysannes, enfin une grande partie de son fil a disparu et est parti en fumée cette nuit-là. Ça a été un gros coup dur.

Comment pouvons-nous vous aider ?

Le meilleur moyen de soutenir Laines Paysannes ça va être tout simplement de ne pas nous oublier pour faire vos cadeaux, pour vous faire plaisir, de continuer à passer commande sur le site. Et de faire avec le stock existant, puisqu’on ne va pas pouvoir avoir toutes les couleurs et toutes les tailles dans un futur proche… Donc faire avec.

Olivia et Paul, fondateurs de la marque

Photographie : @lainespaysannes

Des gens

Photographie : le pull Agami, @lainespaysannes

Avez-vous un produit iconique ?

Oui, le pull Agami !

Une autre matière que la laine ?

Non, nous c’est que la laine, 100% poils de la bête.

Un objet de votre quotidien ?

L’objet phare en ce moment c’est l’agenda papier parce qu’on est en pleine saison de tonte et qu’il faut tout organiser.

Un lieu à nous faire découvrir ?

J’ai envie de dire ici ! Derrière nous, à la ferme, sur notre lieu de travail, à la rencontre des moutons et de l’équipe de Laines Paysannes.

Une personne ou un collectif à nous proposer pour une prochaine interview ?

Les collègues de la ferme de Caillou dans le Lot et Garonne, Sandie et Damien qui sont semenciers, donc producteurs de semences pour Biau Germe.

Quelle question avons-nous oublié de vous poser ?

Est-ce qu’on s’éclate dans ce que l’on fait ? Et la réponse est : Plutôt, oui !

Vous pouvez visionner l’interview de Laines Paysannes
sur notre chaine Youtube ou notre chaine IGTV

Cultiver le lien en retrouvant Laines Paysannes à la Ferme de Tourol à Bonnac (09) ou sur instagram : @lainespaysannes