Rencontre avec Yohan, Jean-Baptiste et Romain, fondateurs des Conservistes, amoureux du pâté et de la richesse de leur terroir. Le pâté ? C'est leur madeleine de Proust.

Que cultivez-vous ?

Jean-Baptiste: Je pense qu’on le porte tous sur nous là : l’amour du pâté.

Comment devient-on conserviste ?

Romain: C’est simple en voulant retrouver le goût du pâté de notre grand-mère et en voulant moderniser la conserve. 

Faut-il être entouré de bons producteurs pour faire des bons pâtés ?

Yohan: On vit dans une région de bons produits, et derrière ces produits il y a des hommes et des femmes engagé.es. Alors, les valoriser, c’est mettre en avant un savoir-faire traditionnel, un savoir-faire régional.

Jean-Baptiste: En plus de ça, on a tissé quand même des liens étroits avec ces producteurs. Donc, on est proches d’eux mais ils sont également très proches de nous. 

Romain: Cette proximité fait qu’on peut réduire notre empreinte carbone et c’est aussi important pour nous. 

Vérifiez-vous le respect du bien-être animal chez vos fournisseurs ?

Jean-Baptiste: Bien entendu, il faut savoir que tous les animaux vivent en plein air et sont nourris avec les céréales qui poussent sur l’exploitation.

Yohan: Après notre démarche, elle dépasse le simple cadre du bien-être animal parce qu’en fait tous nos agriculteurs et tous nos fournisseurs sont engagés dans une démarche raisonnée et respectueuse de l’environnement dans son ensemble.

Romain: Et ça va jusqu’à notre logisticien qui emploie des personnes en situation de handicap.

Quelle est votre expression préférée avec le mot pâté ?

Romain: C’est Make pâté great again comme sur la casquette. C’est d’actualité en plus en ce moment.

Quelle est l’histoire du Prince noir de Biscay ?

Jean-Baptiste: Alors, c’est l’union de deux cochons : un de race anglaise et un autre de race de Gascogne. Il a été créé à l’époque où l’Aquitaine était anglaise et c’est en fait notre producteur de cochons, Gilles Pecastaing qui l’a remise au goût du jour et elle porte le nom du prince de l’époque. 

Vous portez un tablier pour travailler ?

Jean-Baptiste, Yohan et Romain : Oui, on en met régulièrement pour tout ce qui va être événement, les marchés, les dégustations. Voilà globalement, vous pouvez le voir sur le mannequin. Après à l’atelier, c’est un petit peu moins glamour. C’est plutôt charlottes, bottes et blouses.

Votre regard sur le projet PAïSAN ?

Romain : Le projet PAïSAN, on a directement accroché. Pour nous, c’était important de redonner du sens aux objets ou de reconnecter les gens avec les territoires, avec le terroir. C’est un peu ce qu’on fait et qu’on transpose dans notre projet à nous.

Yohan : Au final, les consommateurs, les producteurs, tout le monde et les médias, on est tous les maillons d’une même chaîne.

Portrait de Yohan, Jean-Baptiste et Romain, fondateurs des Conservistes

Un objet de votre quotidien ?

Romain : Pour nous, c’est simple, c’est cliché, mais c’est la boîte de conserve qui nous accompagne au quotidien au niveau du travail. Quand on va démarcher des épiceries, quand on produit, la boîte de conserve est là et au niveau des designs, on travaille sur les boîtes de conserve.

Jean-Baptiste : Après, c’est aussi un symbole pour nous, de partage, de convivialité et avant tout de cuisine de nos grands-parents.

Yohan : Ouais, et ça représente aussi, au-delà d’une méthode de conservation, une technique de cuisine à part entière qu’on peut encore explorer. 

Un lieu à nous faire découvrir ?

Romain, Jean-Baptiste et Yohan : Les Landes Intérieures (40). Je pense aussi. Et Saint-Sever en particulier avec son patrimoine, son histoire, ses producteurs, sa culture locale et ses fêtes ! 

Une personne ou un collectif pour notre prochaine interview ?

Romain : On en a même deux donc un petit bonus pour vous. Les premiers producteurs, c’est La Maison Malnou, ce sont des producteurs de piments béarnais (64). Donc sur leur exploitation, ils font la production et la transformation de ce piment, et il est délicieux d’ailleurs.

Jean-Baptiste : Et après le second, ça serait Le Domaine de Laballe, c’est notre producteur d’armagnac …

Yohan : … qui a mis en œuvre un beau projet en reprenant des vignes tout près de la mer à Capbreton (40). 

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