Rencontre avec Mehmet Gor, façonnier textile. Il nous parle de son métier, du façonnage de La Poche PAïSAN et de son village d'Anatolie. 

Que cultivez-vous ?

Donc un savoir-faire, en façonnage et en confection.

Où sommes-nous ?

On est à Bagnolet dans le 93.

Combien êtes-vous à l'atelier ?

On est huit.

Depuis combien de temps existe l’atelier ?

Ça fait trois ans et je suis en confection depuis plus de 20 ans.

Vous préférez le mot confection ou façonnage ?

C’est la même chose pour moi. Confectionner c’est façonner, donc c’est pareil.

Vous travaillez pour l’homme, la femme et l’enfant ?

Femme et enfant. L’homme rarement parce qu’il y a peu de demandes.

À l’atelier d’Adalet, Bagnolet (93) par PAïSAN©

Est-ce que la demande des clients change ?

La demande des clients change : ils veulent surtout des produits recyclables lorsqu’on fait des paquets, des emballages en bio et surtout, ne pas utiliser de plastique.

Beaucoup de jeunes créateurs viennent vers vous ?

Oui, beaucoup plus qu’avant. Je pense que c’est plus facile de vendre en ligne. Ils n’ont plus besoin de boutiques, et ils n’ont pas beaucoup de charges.

Ils se tournent vers le façonnage local ?

Comme c’est des petites quantités, ils ne peuvent pas se permettre de les envoyer en Chine ou à l’étranger. C’est plus de délais alors qu’il faut aller vite. Pour peu de pièces, c’est préférable de le faire en france.

La Poche PAïSAN, c'est combien d'étapes de façonnage ?

Disons à peu près 7 à 8. Il y a le découpage du tissu. Après il y a le montage à la machine, le surfilage et la finition, c’est à dire repassage, emballage… Voilà tout ça !

Quels problèmes avez-vous rencontrés avec La Poche PAïSAN ?

On a pas vraiment eu de problèmes. Mais comme le tissu est épais, on a des machines qui ne sont pas adaptés à cette épaisseur. Double-anse, plus de tissus. Quand on plie l’anse, cela fait à peu près huit épaisseurs et c’est vraiment important quand même.

Mehmet Gor préparant le tissu de lin pour la découpe de La Poche PAïSAN 

Le lin se travaille comme le coton ?

C’est pareil, mais comme je vous dis c’est l’épaisseur de tissu qui est importante.

Votre regard sur le projet PAïSAN ?

J’ai accepté de travailler parce que je trouvais qu’il y avait un bon encadrement et un bon projet, parce que c’est du tissus français, une fabrication française.

Voilà c’est pour ça que j’ai accepté. Je vois que c’est un truc sérieux, bien encadré et qu’ils veulent avancer. J’en ai eu d’autres qui l’étaient un peu moins, je ne sentais pas très bien leur projet. Voilà pourquoi j’ai accepté pour PAïSAN.

La poche, bleue ou naturelle ?

Les deux couleurs sont jolies, mais je préfère la naturelle.

Un objet de votre quotidien ?

L’objet de mon quotidien voilà c’est ça ! C’est mon coupe fil ! Je l’ai toute la journée dans la main.

Un lieu à nous faire découvrir ?

Mon petit village en Anatolie. Tout est naturel, tout est bio, tout le monde cultive dans leur champ et dans leur jardin. C’est comme PAïSAN, c’est naturel. Il s’appelle Yazicik.

Et pour cultiver le lien, une personne ou un collectif à nous conseiller pour une prochaine interview ?

Non, vous avez déjà les meilleurs. Vous avez moi, Victoria et Éric. Et les autres, je ne les connais pas.

Rendez-vous à l’ouverture de l’Atelier PAïSAN le 3 septembre ?

Oui, bien sûr ! Je viendrai avec toute l’équipe. On sera tous là bas !

Vous pouvez visionner l’interview de Mehmet Gor
sur notre chaine Youtube ou notre chaine IGTV

Cultiver le lien en retrouvant Mehmet Gor à l'atelier Adalet à Bagnolet (93)